Office du tourisme de Jouques

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La sculpture d'Antoine Sartorio

antoine_sartorioC'est à Menton que naît Antoine Sartorio le 27 janvier 1885. ITrès jeune, il vit au Brésil et c'est très tôt qu'il se révèle particulièrement doué pour le modelage. À seize ans il revient en France pour y suivre des études artistiques à l'école des Beaux-Arts de Marseille. Ensuite, il sera reçu premier de l'école des Beaux-Arts de Paris où il est l'élève d'Injalbert. Son mariage en 1912 le contraint à renoncer au Prix de Rome alors réservé aux célibataires. Il se liera d'amitié avec deux élèves architectes qui le suivront longtemps et avec qui il partagera un atelier : Gaston Castel et Paul Tournon. Par la suite, un ami peintre, Augustin Carrerra, les rejoindra et naîtra l'Agence des Trois Arts. Les quatre amis sont animés par la même passion pour leur métier respectif mais la Grande Guerre va vite anéantir leurs projets.

Attention : L'atelier d'Antoine Sartorio, actuel Archevêché, ne se visite pas.

L Sur le front, Antoine Sartorio laisse plusieurs morceaux de sculpture directement taillés dans le grès des Vosges, des femmes dans le secteur de Senonce et un grand bas-relief à la gloire de son régiment à Pierre-Percée.

L'oeuvre d'Antoine Sartorio intéresse surtout la période entre deux guerres. Il incarne parfaitement ces artistes des années trente qui sont épris d'art monumental et qui travaillent en étroite collaboration avec les architectes. Ses recherches se font toujours sur le plan de l'architecture et de la symbolique. Son style Art-déco allie des lignes très pures et des volumes qui évoluent vers la géométrisation. La ville de Menton lui doit son monument aux morts de la guerre 14-18 ainsi que le bas relief décorant la façade du palais de justice.

À la fin de sa vie, Antoine Sartorio se consacre à la restauration de la cathédrale de Reims où on lui confie la frise commémorant le baptême de Clovis. À l'âge de 80 ans, il se retire à Jouques et y fait transférer son atelier parisien, aujourd'hui conservé en l'état et pouvant se visiter lors des journées du patrimoine.

D'une longévité exceptionnelle, il décède à Jouques, à l'âge de 103 ans."

Violaine Ménard-Kiener, petite fille d'Antoine Sartorio

L'œuvre d'Antoine Sartorio à Jouques

  • Le monument aux morts de la ville, conçu par Gustave Salgé est sculpté par Antoine Sartorio en 1921
  • Les effigies du pont de Mirabeau. Enjambant la Durance celui-ci se situe à la frontière des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, du Var et des Alpes de Haute-Provence. Reconstruit en 19.. , Antoine Sartorio réalise sur les piles, les effigies des quatre départements. Chacunes étant orientées vers l'entité qu'elles illustrent. À la création du nouveau pont en 1990, on conservera les effigies en les plaçant à proximité sur un rond-point.

L'œuvre d'Antoine Sartorio dans le monde

Présent aux grandes expositions internationales de Paris en 1925, 1931 et 1937, il exerce surtout son talent sur de grands chantiers contemporains dont les principaux sont :

  • 1922 : Monument pour le centenaire du Brésil, à Santos (Castel, architecte)
  • 1924 : Attique de l'opéra de Marseille (Castel, Ébrard et Raymond, architectes)
  • 1927 : Monument national aux héros de l'Armée d'Orient et des Terres Lointaines de Marseille (Castel, architecte)
  • 1929 : Façade du palais de la Méditerranée à Nice (Delmas, architecte)
  • 1933 : Façade du palais de justice de Marseille (Castel, architecte)
  • 1937 : Bas-relief : l'Afrique, sur le mur extérieur du palais de Chaillot à Paris
  • 1938 : Monument au roi Alexandre 1er de Yougoslavie et à Louis Barthoux à Marseille (Castel, architecte)

Afin de mieux connaître Antoine Sartorio et son œuvre, un livre paru en 1996, est en vente au musée rural et d'histoire locale de Jouques.

source image: http://patrimages.regionpaca.fr/resultat.php?DOM=portrait&DPT=13&MCL=&NB=&SERV=inventai